Tonic 180 - Mai 2014

Tonic 180 – Mai 2014

1 mai 2014 à 12:00 - Aucun commentaire

Biesheim : Pourquoi le Maire (enfin l’ancien) a-t-il voulu s’approprier le club de karting ?
Haguenau : L’enfer du parc des Berges de la Moder
Mulhouse : Centre socioculturel Drouot… la suite !
Bitche : Sa mère lui demande de partir… parce qu’il ressemble trop à son père !
Télévision : Ne m’appelez plus jamais France… 3 Alsace !
Portrait : Robert Montanaro : sculpteur/peintre
Bust : Une salle multi activités en plein milieu du village ?
Hattmatt : Où est passé le matériel du comité des fêtes ?
Wasselonne : Un carrefour giratoire… inutile ?
Sarre-Union : Le coût d’un report
Mertzwiller : Travaux de réhabilitation achevés… et voila que des moisissures apparaissent !
Cernay : Pour quelle raison le maire veut-il démolir le presbytère ?
Mackwiller : Il est obligé de payer la redevance d’assainissement alors qu’il n’est même pas branché au réseau !
Sarrebourg : Une facture de 507,00 euros… alors qu’elle voulait seulement faire changer une lampe défaillante !
Ca s’est passé en avril
DOSSIER : Que faire de ses animaux de compagnie pendant les vacances ?

Vivent les fusions de régions !

Nos arrières-arrière-grands-pères ont combattu au coude à coude dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale. Nos arrière-grands-pères ont été, d’un côté comme de l’autre, incorporés de force dans la Wehrmacht, et nos grands-pères respectifs ont, quant à eux, foulé les sables chauds de Batna, de Biskra, de Touggourt ou d’une autre ville du Sahara algérien où des fellagas leur tendaient des embuscades meurtrières.
Nos ancêtres communs sont… les Gaulois ! Notre pays est… la France et notre hymne national est… La Marseillaise ! À l’école nous avons suivi les mêmes cours, nous avons les mêmes coutumes, nous parlons la même langue et chacun possède un patois qui se ressemble tellement que, lorsque l’un dresse un peu l’oreille, l’autre est capable de se faire comprendre.
Nous avons du schnaps ?… eux aussi ! Ils ont leur potée ?… nous également ! Nous avons du Riesling ?… eux ont les Côtes de Toul ! Nous avons des quetsches ?… eux ont les mirabelles !
Finalement, à y regarder de près, il n’y a vraiment pas de différence entre les uns et les autres, si ce n’est leur gentilé puisqu’on appelle les uns… les Alsaciens, et les autres… les Lorrains !
Que nous le voulions ou non, de par notre histoire commune et de par notre vécu commun… nous sommes frères de sang !
Pourquoi certains voudraient-ils alors, sous couvert d’une prétendue « identité régionale », nous monter les uns contre les autres, au moment où l’on parle de fusions entre régions ?
Dans la période actuelle, où les Français doivent « fermer leur gueule » lorsqu’il s’agit d’accueillir n’importe quel étranger qui vient étoffer notre patchwork identitaire français… cela peut paraître étrange !
Qu’avons-nous donc, nous les Alsaciens et les Lorrains lambda, à perdre le jour où nos régions fusionneront ?… Rien !
Bien au contraire ! Nous pourrions unir nos connaissances, nos compétences et notre goût du travail pour former une région française frontalière avec 4 pays européens : La Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne et la Suisse. Une situation géographique ouverte sur des marchés de la communauté européenne que toutes les autres régions françaises nous envieraient.
Les seuls perdants dans cette affaire seraient, à n’en pas douter, certains hommes politiques départementaux et régionaux ainsi que les vassaux accrochés, comme des sangsues, à leurs baskets. Lesquels ?… Ceux-là mêmes qui, dans les prochains temps, porteront à grand bruit que cette union, nous plongera dans les abysses du jacobinisme. Ces individus, par leur braillement et leurs gesticulations, seront donc aisément reconnaissables alors que leur seul souci et leur unique objectif est de pouvoir garder leur « bonne planque » ainsi que le portefeuille qui va avec.

Une chose est certaine, c’est l’union qui fait la force ! Quant à l’identité régionale, elle n’est pas prête à se perdre. Que les peureux se rassurent. Il est déjà certain que, même sans « frontières » un Lorrain ne sera jamais Alsacien et un Alsacien ne sera jamais Lorrain. Alors, n’ayons pas peur d’avancer main dans la main, comme jadis nos aïeux et… vivent les fusions de régions !

Toute l’équipe de Tonic Magazine vous souhaite une très bonne lecture de ce nouveau numéro.
Claude Schaeffer

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